Après WPD entre Yeux et Ré,
Enertrag poursuit sa consultation des usagers du pertuis Breton.
Un parc de 80 machines de 5 mégawatts (avec une puissance
totale de 400 MW) chacune à 12 kilomètres au large du phare des Baleines et des Sables d’Olonne, pouvant alimenter en électricité une population de 500
000 habitants.
"Entre les contraintes liées à la géologie, à la Défense nationale, à l’aviation, les zones propices à
l’installation d’éoliennes sont relativement rares dans l’Atlantique. Quand on en a trouvé une, il faut donc l’exploiter au maximum. C’est le cas de ce site à l’ouest de l’île de Ré. Rappelons
l’enjeu : avec la hausse annoncée de la population du littoral, si l’on veut éviter de construire de nouvelles centrales thermiques, il faut développer des énergies douces", explique
François Berry, responsable des dossiers offshore d’Enertrag France.
Zone de pêche à la sole
Actuellement, la société finalise un dossier de parc de 21 éoliennes en Manche, à Veulettes sur Mer, au sud de Fécamp. Ce sera le premier parc offshore du littoral français. " Nous avons eu un recours, naturellement, et
nous sommes en attente du jugement mais nous espérons pouvoir commencer les travaux sur la côte en 2009, et ceux en mer pour 2010", poursuit François Berry.
Le dossier rétais, 4x plus important, doit venir juste après celui de Veulettes.
"Pour Ré, nous en sommes encore au stade des consultations mais ça avance bien. Il est hors de question de
passer en force. Nous avons reçu, jusqu’alors, un accueil plutôt favorable des élus rétais. Nous avons également rencontré le Comité régional des pêches, l’Association des plaisanciers et les
pêcheurs des Sables d’Olonne. C’est avec ces derniers que nous avons ressenti le plus de réticences sur notre dossier. Il semble que notre site se trouve proche d’une zone de pêche à la sole très
fréquentée par les Sablais mais peu par les Rochelais".
Enertrag et François Berry souhaitent convaincre tous les usagers du pertuis breton de l’intérêt public de leur
projet. " Plus nous aurons expliqué en amont, moins nous aurons à nous défendre en aval".
Etapes administratives
Et après se succéderont les longues étapes administratives indispensables à l’obtention du permis de
construire. C’est logiquement la préfecture maritime qui doit instruire le dossier. Un dossier qui peut être attaqué à tout moment.
Au large du Tréport, dans la Somme, un projet de 152 éoliennes (pour une
puissance totale de 702MW), porté par la Compagnie du vent, est ainsi tombé à l’eau fin 2007, en raison de la présence au large de mines
datant de la dernière guerre .
Rappelons que l’objectif fixé par la France est de fournir 4 000 MW
d’électricité avec des parcs éoliens offshore d’ici à 2015. Soit 6x le projet du Pertuis Breton.
-Source : Sud-Ouest et Enertrag -