Vague de froid et pics historiques de consommation électrique : la France du nucléaire émet beaucoup plus de CO2 que prévu !
La vague de froid qui sévit actuellement met le réseau électrique sous « haute tension».
Avec les températures qui chutent, le recours au chauffage électrique augmente. Le chauffage électrique équipe près d’un tiers des ménages français et c’est là un triste record européen. En effet près du tiers (29,54%) des résidences principales françaises en étaient équipées en 2005, contre seulement 2,12% en 1975, selon l'Insee (voir les raisons dans l’article précédent).
De ce fait, la France a une très forte sensibilité aux baisses de température. Ainsi, en hiver, une baisse de 1°C de la température entraîne une augmentation de la consommation d'électricité d'environ 2.100 MW, soit deux fois celle de la ville de Marseille. RTE avait lancé une alerte rouge mardi et mercredi en Bretagne, où le gestionnaire de lignes à haute tension estime qu'il existe un "risque de coupure" en cas de trop forte consommation. En effet la Bretagne produit localement à peine 7% de sa consommation d'électricité et dépend des autres régions pour son approvisionnement. La tension entre l'offre et la demande peut alors poser des problèmes pour l'approvisionnement, notamment dans les régions isolées comme la Bretagne et le Sud-Est.
Pour faire face à ces pics de consommation d’électricité (le record historique a explosé hier avec 92 500 mégawatts, contre 88 960 MW en décembre 2007), les 58 réacteurs du parc nucléaire français sont totalement inadaptés. Les centrales nucléaires produisent « en base » : elles fournissent une puissance constante, quelle que soit la demande en électricité, et ne sont pas du tout adaptées aux variations.
EDF doit alors recourir à deux solutions, toutes deux fortement émettrices de gaz à effet de serre :
1. Allumer ses vieilles centrales au fioul. Résultat : depuis 1990, la part des énergies fossiles dans la production d’électricité française a augmenté de près de 25 %.
2. Importer de plus en plus d’électricité produite chez nos voisins européens, en grande majorité à partir du charbon. Depuis cinq ans, l’Allemagne est ainsi exportatrice nette d’électricité vers la France (rapport RTE 2007).
Une étude sur l’efficacité électrique, commandée par Greenpeace à l’institut ICE (à paraître en janvier), révèle qu’en France les pics de consommation liés au recours aux convecteurs électriques s’avèrent très fortement émetteurs de CO2. « Selon les premiers résultats de cette étude, en France, le contenu en CO2 du chauffage électrique approche les 600 g de CO2 pour tout kWh supplémentaire, contre 230 g par kWh pour le gaz, par exemple », précise Frédéric Marillier de Greenpeace France. En France, le chauffage représente 10 % de la consommation globale d’électricité et 80 % des constructions neuves sont aujourd’hui équipées en chauffage électrique !
La politique énergétique française du tout nucléaire engendre donc une forte augmentation des émissions de gaz à effet de serre, émissions d’autant plus flagrantes tant que vague de froid sera synonyme de pics historiques de consommation électrique dans notre pays.
-Source : Greenpeace France -
Avec les températures qui chutent, le recours au chauffage électrique augmente. Le chauffage électrique équipe près d’un tiers des ménages français et c’est là un triste record européen. En effet près du tiers (29,54%) des résidences principales françaises en étaient équipées en 2005, contre seulement 2,12% en 1975, selon l'Insee (voir les raisons dans l’article précédent).
De ce fait, la France a une très forte sensibilité aux baisses de température. Ainsi, en hiver, une baisse de 1°C de la température entraîne une augmentation de la consommation d'électricité d'environ 2.100 MW, soit deux fois celle de la ville de Marseille. RTE avait lancé une alerte rouge mardi et mercredi en Bretagne, où le gestionnaire de lignes à haute tension estime qu'il existe un "risque de coupure" en cas de trop forte consommation. En effet la Bretagne produit localement à peine 7% de sa consommation d'électricité et dépend des autres régions pour son approvisionnement. La tension entre l'offre et la demande peut alors poser des problèmes pour l'approvisionnement, notamment dans les régions isolées comme la Bretagne et le Sud-Est.
Pour faire face à ces pics de consommation d’électricité (le record historique a explosé hier avec 92 500 mégawatts, contre 88 960 MW en décembre 2007), les 58 réacteurs du parc nucléaire français sont totalement inadaptés. Les centrales nucléaires produisent « en base » : elles fournissent une puissance constante, quelle que soit la demande en électricité, et ne sont pas du tout adaptées aux variations.
EDF doit alors recourir à deux solutions, toutes deux fortement émettrices de gaz à effet de serre :
1. Allumer ses vieilles centrales au fioul. Résultat : depuis 1990, la part des énergies fossiles dans la production d’électricité française a augmenté de près de 25 %.
2. Importer de plus en plus d’électricité produite chez nos voisins européens, en grande majorité à partir du charbon. Depuis cinq ans, l’Allemagne est ainsi exportatrice nette d’électricité vers la France (rapport RTE 2007).
Une étude sur l’efficacité électrique, commandée par Greenpeace à l’institut ICE (à paraître en janvier), révèle qu’en France les pics de consommation liés au recours aux convecteurs électriques s’avèrent très fortement émetteurs de CO2. « Selon les premiers résultats de cette étude, en France, le contenu en CO2 du chauffage électrique approche les 600 g de CO2 pour tout kWh supplémentaire, contre 230 g par kWh pour le gaz, par exemple », précise Frédéric Marillier de Greenpeace France. En France, le chauffage représente 10 % de la consommation globale d’électricité et 80 % des constructions neuves sont aujourd’hui équipées en chauffage électrique !
La politique énergétique française du tout nucléaire engendre donc une forte augmentation des émissions de gaz à effet de serre, émissions d’autant plus flagrantes tant que vague de froid sera synonyme de pics historiques de consommation électrique dans notre pays.
-Source : Greenpeace France -
Publicité