Mardi 18 mars 2008
Le Système Electrique Autonome de Récupération de l'Energie des Vagues ou SEAREV,créé par l'équipe d'Alain Clément au LMF, le Laboratoire de Mécanique des Fluides de l'Ecole Centrale de Nantes et du CNRS pourrait être commercialisé à l'horizon 2011-2012.

L'objectif à cinq ans est de lancer un prototype de 500 kW crète dans la Région des Pays de la Loire dont la façade atlantique est propre à recevoir ce type de système.
La phase d’industrialisation du prototype est en cours et la première ferme marine expérimentale implantée au large de Pornic (Site d’Essai en Mer retenu sous réserve des autorisations et levée des obstacles divers) devrait voir le jour vers 2012.

Son Principe:
Un flotteur entièrement clos est mis en mouvement par la houle. Un système mécanique s’apparentant à un pendule est placé à l’intérieur. Le mouvement de la masse mobile entraîne des pompes hydrauliques stockant l’énergie dans des accumulateurs hydrauliques qui se déchargent en entraînant des génératrices électriques.  Dans SEAREV, la masse mobile n’est pas un pendule simple, mais un cylindre à centre de gravité décentré (ou roue pendulaire) qui se comporte mécaniquement comme un pendule mais qui présente des avantages technologiques certains.
searev-principe.jpg
L’un des avantages décisifs de cette configuration est qu’on a plus ici de course (déplacement maximal) de la masse mobile, donc pas de gestion de fin de course on gagne alors en terme de mécanique du fait qu’on a plus à se soucier de fins de courses limitant la rotation (par mer forte en particulier).

photo.JPG
Un tel système peut être conçu pour faire, à titre exceptionnel, un tour complet sur lui même par mer extrême sans se détruire et sans dommages graves. (à condition évidemment de gérer correctement l’amarrage et la liaison électrique dans cette manoeuvre). Ce point est très important car de nombreux prototypes de récupérateurs d’énergie des vagues ont sombré pour avoir méconnu ces questions de survivabilité, tout à fait essentielles en la matière.
Il faut savoir que sur les six degré de liberté du flotteur, trois mouvements (roulis - tangage - pilonnemen) possèdent des efforts de rappel, et donc des fréquences de résonance qui sont d’ailleurs, a priori différentes les unes des autres. Le flotteur seul est donc un triple oscillateur. La roue pendulaire introduit un degré de liberté suplémentaire au système (qui passe de 6 à 7) et introduit une nouvelle fréquence de résonance différente des précédentes. Dès lors que l’on admet que le système pourra faire des mouvements de grande amplitude (ce que l’on recherche évidemment pour récupérer le maximum d’énergie), alors on a affaire en terme de mécanique, à des oscillateurs non-linéaires couplés.
Ainsi,
ce système produit 50% de plus d’énergie que les autres systèmes apparentés grâce à l’asservissement du pendule par un frein (la résonance entre le mouvement de houle et celui du pendule est ainsi recherchée).

 
L'encombrement d'une machine est voisin de celui d’un chalutier (13m de largeur sur 26 de longueur, profondeur 15m), et il nécessite l'équivalent d'un terrain de football pour fonctionner en toute sécurité. Il pésera environ 1 000 tonnes, dont 400 pour le seul pendule Une ferme est constituée de 5 à 8 machines disposées par 30 à 50 m de fond, à 5 ou 10 km des côtes.

 

Avec un coefficient de vagues de 40 (angle moyen de 40°) un alternateur de 500 kW pourrait produire 2000 Mwh par an soit environ la moitié d’une éolienne de 2,5 Mw.

 

Cette production est obtenue grâce à un temps de fonctionnement de 5000h par an ; cette longue durée de production annuelle est un avantage certain par rapport à nombreux systèmes de production d’électricité, renouvelables ou non.

 


-Source : www.ec-nantes.fr et
http://energie.cnrs.ensma.fr -

par Nathalie Leroux publié dans : Energie des Vagues
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Mardi 25 septembre 2007
Le gouvernement anglais a donné son approbation pour le projet de ferme houlomotrice en Cornouaille du nord. Situé 10 milles (16km) cette ferme pourrait produire de l'électricité pour 14.000 maisons. Il devrait fournir l'électricité au réseau nationale d'ici 2009 et ce projet de 8 km carré (une trentaine de générateurs) pourrait générer £330m pour l'économie régionale sur 25 ans.

Cornouaille--wavehub-416-2.gif
Bonne nouvelle pour les surfeurs ( dont je fais partie), une étude réalisée par un océanographe néo zélandais, le Dr Kerry Black, a conclu en juin dernier que l'impact des générateurs (de type Pélamis) sur la hauteur des vagues est inférieur à 5%.

-Source: http://news.bbc.co.uk/1/hi/england/cornwall/6998199.stm#map-
par Nathalie Leroux publié dans : Energie des Vagues
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Jeudi 12 juillet 2007
TECHNOLOGIE •  Des bouées sous-marines qui produisent de l'énergie
Une société écossaise a inventé un nouveau type de générateur capable de convertir le mouvement des vagues en électricité. Contrairement aux systèmes existants, il est totalement immergé dans l'eau et n'est donc pas sensible aux conditions météorologiques à la surface.
Le procédé AWS Ocean Energy, des bouées pour produire de l'électricité
DR
Elles font penser à des mines sous-marines, mais leur fonction est beaucoup moins sinistre : ces bouées immergées à 50 mètres de la surface sont capables de récupérer l'énergie produite par les vagues. Elles ont été mises au point en Ecosse par l'entreprise AWS Ocean Energy, qui va ancrer cinq prototypes sur un site d'essai situé au large des côtes du pays l'année prochaine.

L'énergie houlomotrice n'est pas une nouveauté. Il existe plusieurs types de convertisseurs d'énergie des vagues, dont le plus connu est sans doute le Pelamis, un dispositif flottant qui ondule comme un serpent à la surface de l'océan. Ses cylindres joints par des charnières captent l'énergie de la houle en montant et descendant au gré des vagues. Mais le problème des systèmes de surface comme celui-ci, c'est qu'ils sont très vulnérables aux fortes tempêtes.

Le convertisseur d'AWS, en revanche, est fabriqué avec les mêmes matériaux que l'on utilise pour les parties sous-marines des plates-formes pétrolières et baigne dans le calme des eaux profondes. Il capte l'énergie des vagues à distance, à partir des variations de pression qu'elles provoquent en modifiant la hauteur d'une colonne d'eau. Les bouées sont remplies d'un gaz compressible qui permet à leur moitié supérieure de se déplacer selon un axe vertical. Lorsqu'une vague passe en surface, l'augmentation de la masse d'eau accroît la pression de la colonne d'eau, et la partie supérieure du système est poussée vers le bas. Entre deux vagues, la colonne d'eau étant moins haute et la pression plus basse, cette partie remonte. Ce mouvement de pompe est transformé en électricité, qui est ensuite transférée dans le réseau national terrestre.

"Une ville de 55 000 habitants aurait besoin de 100 bouées ancrées sur un demi-kilomètre carré de sol marin pour subvenir à ses besoins en énergie", explique Simon Grey, directeur d'AWS. Et il ajoute que ce système pourrait être efficace dans l'Atlantique Nord (depuis l'Ecosse jusqu'au Portugal), sur la côte Pacifique de l'Amérique du Nord (de San Francisco à Vancouver), le long de la côte chilienne et même en Afrique du Sud et en Nouvelle-Zélande. En revanche, dans les eaux plus calmes, comme celles de la Méditerranée, les vagues ne sont pas assez hautes pour actionner les bouées.


- source- new scientist  Catherine Brahic-
 
 
 
par Nathalie Leroux publié dans : Energie des Vagues
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