Aujourd'hui, on a le choix de
décider comment créer son énergie ; le choix de ne plus polluer, d'être un consommateur averti , économe et de prendre l'avenir de notre planète en main.
La Commission présente un nouvel ensemble de mesures environnementales. Son ambition: une économie européenne sobre en carbone.
«Notre mission, je dirais même notre devoir, est de créer le cadre d'action nécessaire afin de transformer l'économie européenne en une économie respectueuse
de l'environnement et de continuer à montrer la voie au niveau mondial pour préserver notre planète», a déclaré le président de la commission, José Manuel Barroso.
Ces propositions visent à garantir l'avenir de notre planète, tout en offrant de nouvelles perspectives aux entreprises européennes et en
renforçant la sécurité de l’approvisionnement énergétique par le développement des énergies renouvelables.
Combien ces mesures vont-elles coûter, justement? Les prévisions sont claires: on estime que le coût engendré par la lutte contre le changement climatique sera
largement inférieur à 1 % du PIB si nous agissons maintenant, contre 5 à 20 % du PIB si rien n’est fait (voir le rapport de Sir N. Stern sur le changement climatique). Cela représente
environ 150 euros par personne et par an jusqu’en 2020. En outre, en renforçant sa sécurité énergétique, l’UE pourrait réduire la facture de ses importations de gaz et de pétrole de 50 milliards
d’euros par an.
La Commission espère que ce train de mesures sera adopté d'ici à la fin de l'année 2008.
Dans cette optique, la France se voit ainsi fixer un objectif de 23% d'énergie renouvelable dans sa consommation énergétique d'ici à 2020. Actuellement, cette part se situe à 10,3%.
L'Allemagne devra atteindre 18% contre 5,8% actuellement, et le Royaume-Uni 15% contre 1,3% aujourd'hui.
Parallèlement, la création d’un régime de garanties d’origine transférables devra permettre aux États membres d’atteindre leurs objectifs de la manière la
plus rentable possible: au lieu de développer des sources d’énergie renouvelables locales, les États membres pourront acheter des garanties d'origine (certificats prouvant l'origine
renouvelable de l'énergie) à d'autres États membres où la production des énergies renouvelables est moins onéreuse.